Demander un devis

Patrimoine et transmission

L'audit avant cession de votre holding

Un acquéreur fait auditer votre groupe avant de signer. Ce qu'il trouve se négocie sur le prix, sur la garantie que vous accorderez, ou sur la somme bloquée après la vente. Mieux vaut le découvrir avant lui.

Audit d'acquisition Garantie d'actif et de passif Préparer la vente
Audit d'acquisitionl'acheteur ouvre tout
Assemblées non tenuesle premier défaut relevé
Conventions intragroupeécrites, ou pas de déduction
Compte courant d'associéson solde doit se justifier
Garantie d'actif et de passifce que vous signerez après
Séquestre sur le prixune part bloquée pendant des années
Décote de négociationchaque anomalie a son montant
Trois exercices examinésle passé ne se réécrit pas
Dossier tenu chaque annéeaucun audit à rattraper
Préparé bien avantjamais au moment de vendre

L'audit d'acquisition

Ce que l'acquéreur vérifie dans votre groupe

L'acheteur mandate un cabinet pour examiner vos sociétés avant de signer. Quatre domaines sont passés au crible, pour la holding comme pour chaque filiale, sur les trois derniers exercices.

1

Les comptes du groupe

Il veut savoir si les comptes reflètent la réalité de l'activité. Les écarts entre les sociétés du groupe attirent son attention, en particulier sur les flux internes.

Ce qu'il cherche
  • Des charges non provisionnées ou des produits anticipés
  • Des stocks ou des créances mal évalués
  • Une trésorerie dont l'origine n'est pas claire
2

Les registres juridiques

C'est le premier dossier ouvert, et le plus simple à contrôler. Une assemblée manquante se voit immédiatement et donne le ton de tout l'audit.

Ce qu'il cherche
  • Les approbations de comptes de chaque société
  • Les dépôts effectués au greffe dans les délais
  • Le registre des titres et sa cohérence avec les statuts
3

Les conventions intragroupe

Tout ce que la holding facture à ses filiales est examiné. Une prestation facturée sans convention écrite est un risque fiscal qu'il chiffrera dans la garantie.

Ce qu'il cherche
  • Des conventions écrites avant la première facture
  • Une réalité derrière les prestations facturées
  • Des comptes courants dont le solde se justifie
4

Les contrats et le social

Contrats de travail, baux, engagements donnés aux banques : tout ce qui survivra à la vente et qu'il devra assumer.

Ce qu'il cherche
  • Des contrats de travail à jour et signés
  • Un litige en cours, provisionné ou non
  • Des cautions ou garanties données par les sociétés
L'audit porte sur chaque société, pas sur le groupe

Un groupe de quatre sociétés, ce sont quatre dossiers à produire, chacun complet. Une seule société mal tenue suffit à faire douter de l'ensemble, et l'acquéreur étendra ses vérifications aux autres.

Rien de tout cela ne se prépare en quelques semaines. L'audit porte sur des exercices clos, et le dossier se constitue au fil des années.

Faire auditer votre groupe

Ce que ça coûte

Six anomalies qui font baisser le prix

Chaque défaut relevé par l'audit se transforme en argument de négociation. Il ne se paie pas toujours sur le prix : il peut aussi peser sur la garantie que vous accorderez, ou sur la part du prix bloquée après la vente.

1

Des assemblées non tenues

Les comptes n'ont pas été approuvés, ou les procès-verbaux manquent dans une ou plusieurs sociétés du groupe.

L'effet Régularisation exigée avant signature, et doute étendu au reste du dossier.
2

Des conventions intragroupe absentes

La holding facture ses filiales sans qu'aucune convention écrite ne le prévoie. Le risque de non-déductibilité est chiffré sur les exercices non prescrits.

L'effet Provision demandée, ou garantie renforcée sur le risque fiscal.
3

Un compte courant non justifié

Le solde de votre compte courant d'associé ne se rattache pas à des versements identifiables, ou n'a jamais fait l'objet d'une convention.

L'effet Remboursement contesté, ou exclu du prix par l'acquéreur.
4

Un litige social non provisionné

Une procédure en cours, un contrat de travail irrégulier, des heures non payées : l'acquéreur chiffre au plus haut ce qu'il ne peut pas évaluer précisément.

L'effet Séquestre sur une part du prix jusqu'à l'issue de la procédure.
5

Un immobilier logé dans la société vendue

L'acheteur veut l'exploitation, pas les murs. Un immeuble dans la société cédée gonfle le prix sans intéresser l'acquéreur, et complique le financement.

L'effet Opération à restructurer avant la vente, donc à retarder.
6

Des comptes du groupe illisibles

Les flux entre sociétés se compensent mal, les soldes réciproques ne concordent pas, aucune vision consolidée n'existe.

L'effet Audit plus long, plus cher, et confiance entamée dès le départ.
Ce n'est pas le montant qui compte, c'est le doute

Une anomalie mineure a peu d'effet en soi. Plusieurs anomalies changent la posture de l'acheteur : il cesse de vous faire confiance sur les points qu'il ne peut pas vérifier, et étend la garantie à tout ce qu'il n'a pas pu contrôler.

Ces six points se corrigent, mais pas en quelques semaines. La plupart supposent un exercice complet, parfois deux, avant la mise en vente.

Faire le point avant de vendre

Le temps qu'il reste

Préparer la vente de sa holding : ce qui se rattrape

Une assemblée oubliée se rattrape. Une facture émise sans convention, non. L'audit remonte sur trois exercices, et ce qui est déjà déposé au greffe reste visible, quoi que vous fassiez ensuite.

Il reste du temps

Ce qui se corrige encore

  • Les assemblées en retardElles se régularisent, société par société, avant la mise en vente.
  • Les conventions à écrireElles valent pour l'avenir et sécurisent les exercices suivants.
  • L'immobilier à sortir du groupeUne restructuration se prépare, à condition d'avoir le temps devant soi.
  • Les comptes du groupe à clarifierSoldes réciproques, flux internes, vision consolidée.
C'est trop tard

Ce qui reste visible

  • Les exercices déjà closLes comptes déposés ne se réécrivent pas, et l'audit remonte sur plusieurs années.
  • Les prestations déjà facturéesUne convention signée aujourd'hui ne couvre pas les factures passées.
  • Un litige déjà engagéIl suivra la société, et l'acquéreur le chiffrera au plus haut.
  • Un dépôt au greffe hors délaiLa date figure au registre public, et elle se constate d'un clic.

La colonne de droite se réduit d'année en année. Un groupe tenu correctement depuis trois exercices n'a presque rien à y inscrire le jour où la vente se présente.

Faire le point sur vos sociétés

Le compte à rebours

Quand commencer à préparer la cession

Le calendrier se lit à l'envers : on part de la date de vente envisagée et on remonte. Deux exercices complets avant la mise en vente, c'est le délai qui permet de corriger sans se précipiter.

Deux ans avant Le socle

Mettre le groupe en ordre

C'est la période où les corrections structurelles sont encore possibles. Tout ce qui touche à l'organisation du groupe se décide ici.

  • Sortir l'immobilier de la société à vendre
  • Écrire les conventions intragroupe manquantes
  • Régulariser les assemblées et les dépôts en retard
Un an avant Le dossier

Constituer les pièces

L'exercice qui s'ouvre sera examiné en premier. Il doit être irréprochable, et les documents doivent être rassemblés au fur et à mesure.

  • Rassembler contrats, baux et engagements donnés
  • Justifier les soldes de comptes courants
  • Provisionner les litiges connus
Six mois avant La revue

Se faire auditer d'abord

Nous passons votre groupe au crible avec les yeux de l'acquéreur. Les points faibles sont identifiés et chiffrés avant qu'un tiers ne les découvre.

  • Revue des quatre domaines, société par société
  • Liste des risques et de leur traitement
  • Dossier de présentation à remettre aux candidats
La mise en vente Le jour J

Vous répondez, vous ne découvrez pas

L'audit de l'acquéreur ne révèle rien que vous ne sachiez déjà. Vous négociez sur la valeur de votre groupe, pas sur des défauts de dossier.

Une vente se présente rarement au moment prévu. C'est pour cela que le dossier se tient chaque année, et pas à partir du jour où un acheteur se manifeste.

Situer votre calendrier

Questions fréquentes

Préparer la vente de sa holding : six questions

Les réponses décrivent notre façon de travailler. Le chiffrage de la mission dépend du nombre de sociétés et de l'état du dossier.

Deux exercices complets permettent de corriger sans se précipiter. Sortir un immeuble du groupe, écrire les conventions manquantes, régulariser des assemblées : chacune de ces opérations demande du temps.

En dessous de six mois, il reste possible de faire le point et de préparer les réponses, mais plus de corriger ce qui figure déjà dans les comptes déposés.

Elle se négocie. Selon sa nature, elle pèse sur le prix, sur la garantie d'actif et de passif que vous signerez, ou sur une part du prix bloquée pendant plusieurs années.

Le problème n'est pas tant le montant que le doute : plusieurs anomalies conduisent l'acheteur à étendre ses vérifications et sa garantie à ce qu'il n'a pas pu contrôler.

Les deux schémas existent et n'ont pas les mêmes conséquences. Vendre les titres de la filiale fait entrer le prix dans la holding ; vendre les titres de la holding fait sortir l'ensemble du groupe de votre patrimoine.

Le choix dépend de ce que vous voulez conserver, du traitement fiscal de la plus-value et de ce que l'acquéreur accepte de reprendre. L'apport-cession.

Souvent, oui. Un acquéreur veut l'exploitation, pas les murs : un immeuble dans la société cédée gonfle le prix sans l'intéresser, et complique son financement.

Le sortir suppose une opération à part entière, avec ses propres conséquences fiscales. C'est typiquement ce qui se décide deux ans avant, pas six mois.

Il se traite séparément des titres. Soit il est remboursé avant la cession, soit l'acquéreur le rachète, soit il reste dû par la société vendue.

Dans tous les cas, le solde doit être justifié par des versements identifiables. Un compte courant non documenté est régulièrement exclu du prix par l'acheteur.

Non, rien ne vous y oblige. Mais l'acquéreur, lui, fera auditer : la seule question est de savoir si vous découvrez les points faibles avant ou après lui.

Un groupe dont les comptes, le juridique et les conventions sont tenus chaque année n'a d'ailleurs pas grand-chose à rattraper. C'est le meilleur audit avant cession : celui qu'on n'a pas besoin de faire.

Votre groupe passerait-il un audit d'acquisition aujourd'hui ?

Faire le point