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Comprendre la société holding
Créer une holding, tenir sa comptabilité, se rémunérer, transmettre son groupe : nos articles expliquent le fonctionnement d'une société holding et ce qu'elle change pour un dirigeant. Écrits par des experts-comptables spécialisés dans les holdings.
Ces articles ne remplacent pas un conseil. Ils servent à poser les bonnes questions avant de décider.
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Commissaire aux comptes holding
Pour un groupe, les seuils s'apprécient sur l'ensemble des sociétés, pas sur la holding seule. La règle qui piège les petits groupes.
Sortir argent holding
Salaire de mandat, dividendes, remboursement de compte courant : trois voies qui n'ont ni le même coût, ni la même protection, ni les mêmes…
Se remunerer holding ou filiale
Ce choix change votre statut social, vos cotisations, votre retraite et la trésorerie de chaque société. Comment trancher, et les erreurs à éviter.
Holding une seule société
Dans la majorité des cas, non. Trois situations font exception, et elles valent la peine d'être examinées sérieusement.
Pourquoi créer une holding
Cinq situations justifient réellement une holding. Trois autres reviennent souvent et n'en sont pas. Comment faire la différence avant d'engager des frais.
Questions fréquentes
Tout ce qu'on demande sur la holding
Les réponses décrivent les mécanismes généraux. Les seuils, les taux et les durées se vérifient sur votre situation, avec votre expert-comptable.
La société par actions simplifiée est la plus répandue : les statuts s'écrivent librement, ce qui facilite l'entrée d'associés et la rédaction d'un pacte. La société à responsabilité limitée reste possible, avec un fonctionnement plus encadré.
Le choix a surtout des conséquences sur votre statut social de dirigeant : président assimilé salarié d'un côté, gérant majoritaire travailleur non salarié de l'autre. La société civile s'emploie plutôt pour une holding patrimoniale détenant des SCI.
Aucun minimum n'est imposé pour une société par actions simplifiée ou une société à responsabilité limitée. Un capital symbolique est juridiquement valable, mais il envoie un mauvais signal aux banques si la holding doit emprunter.
Le capital se constitue en numéraire, ou par apport des titres d'une société que vous détenez déjà. Cette seconde voie change le traitement fiscal de l'opération et se prépare en amont.
Oui. Une société par actions simplifiée unipersonnelle ou une entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée fonctionne parfaitement comme holding. C'est même la configuration la plus courante chez un dirigeant qui détient une seule société d'exploitation.
L'arrivée d'un associé plus tard suppose une augmentation de capital ou une cession de titres, et l'écriture d'un pacte d'associés.
Aucune en pratique : les deux termes désignent la même réalité, une société qui détient des participations dans d'autres sociétés. « Société mère » est le terme employé par les textes fiscaux, notamment pour le régime des sociétés mères et filiales.
On parle aussi de société de participation, ou de société de tête de groupe. Le terme « holding » est simplement le plus employé dans le langage courant.
La filiale décide en assemblée d'affecter son résultat et de distribuer tout ou partie de son bénéfice. La holding perçoit sa quote-part au prorata de sa détention.
Sous conditions de pourcentage détenu et de durée de conservation des titres, le régime des sociétés mères permet d'éviter une seconde imposition de ces dividendes au niveau de la holding. Ces conditions se vérifient filiale par filiale, chaque exercice.
C'est un régime sur option qui permet de calculer un résultat d'ensemble pour le groupe : les bénéfices d'une société compensent les pertes d'une autre, et l'impôt est payé par la holding pour tout le périmètre.
Il suppose un pourcentage de détention élevé et des exercices alignés. Il ne se confond pas avec les comptes consolidés, qui sont un outil de lecture financière et non un régime fiscal.
Oui, et c'est fréquent : direction, comptabilité, informatique, locaux. Ces prestations, souvent appelées management fees, doivent reposer sur une convention écrite signée avant la première facture, décrire des services réels et correspondre à un prix cohérent.
Une facturation sans convention ou sans contrepartie démontrable est le premier point relevé lors d'un contrôle, comme lors d'un audit avant cession.
Trois voies coexistent : la rémunération de mandat, les dividendes et le remboursement de votre compte courant d'associé. Elles n'ont pas le même coût, ni la même protection sociale, ni le même effet sur votre retraite.
L'arbitrage se refait chaque année, en fonction du résultat du groupe, de vos besoins et de votre statut. Il se pose aussi de savoir dans quelle société vous êtes rémunéré : la holding ou la filiale.
Les mêmes que toute société : comptabilité, comptes annuels, liasse fiscale, assemblée d'approbation, procès-verbal et dépôt au greffe. Elles s'ajoutent à celles de chaque filiale, et non les remplacent.
S'y ajoutent le suivi des titres de participation, la justification des comptes courants entre sociétés et la mise à jour des conventions intragroupe.
Oui, par apport des titres de votre société existante à la holding nouvellement créée. C'est une opération à part entière, qui constitue une cession au regard de la plus-value, avec des mécanismes de report possibles sous conditions.
Elle suppose une valorisation justifiée de votre société et se prépare plusieurs mois à l'avance. Créer la holding juste avant de vendre arrive presque toujours trop tard.
Le coût récurrent tient à la tenue d'une société supplémentaire : honoraires comptables, frais de dépôt au greffe, temps de suivi juridique, et l'impôt sur les sociétés dû par la holding sur ses propres résultats.
Ce coût se chiffre avant de décider et se compare au gain attendu. Pour une société unique dont les bénéfices sont entièrement distribués au dirigeant, l'addition dépasse souvent l'économie.
Oui, directement ou par l'intermédiaire de sociétés civiles immobilières détenues par la holding. Les murs sortent alors du périmètre de l'exploitation et ne sont plus exposés au risque de l'activité.
Attention toutefois : un patrimoine immobilier important au bilan modifie la qualification de la société et peut faire obstacle à certains régimes de faveur, notamment lors d'une transmission.
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